Stéphane Yerasimos

  • La colonie grecque de Byzance, devenue Constantinople sous l'Empire byzantin et Istanbul sous les Ottomans, abrita seize siècles durant les fastes de deux grands empires couvrant l'Est méditerranéen, des Balkans à l'Afrique du Nord.
    Cet ouvrage présente l'aventure de cette civilisation dans sa continuité, sur un même site et tout au long (les siècles. Le livre s'ouvre sur la ville byzantine et la fondation d'une nouvelle capitale, celle de l'Empire romain devenu chrétien, Constantinople, dotée de magnifiques monuments, dont la célèbre Sainte-Sophie. Vient ensuite l'effondrement du monde antique, suivi de l'éclosion de la Constantinople médiévale avec son infinité d'églises et de monastères ornés de somptueuses mosaïques, ainsi que de précieux manuscrits enluminés et d'icônes aujourd'hui dispersés dans les plus grands musées du monde.
    Enfin, l'art de Byzance finissant, apparaissent les prémices de la Renaissance à travers les mosaïques de l'Eglise de Saint-Sauveur in Khora. L'auteur s'attache ensuite à révéler les richesses de Bursa et Edirne, premières capitales ottomanes où les arts arabe, persan et turc opèrent leur synthèse avant de s'épanouir dans Constantinople, conquise en 1453 et, rebaptisée Istanbul. Enfin, est étudiée l'Istanbul ottomane qui doit se soumettre à une nouvelle géographie du pouvoir.
    Le palais de Topkapi est alors bâti face au Bosphore. Vient ensuite l'époque de la grandeur, celle, au XVIe siècle, de Soliman le Magnifique, quand la ville se dote de mosquées impériales rivalisant avec Sainte-Sophie. Arts décoratifs, tissus, céramiques, calligraphies et enluminures s'épanouissent alors. Malgré la décadence qui suivra, le baroque et même l'éclectisme ottoman du XIXe siècle conserveront le merveilleux d'un art oriental qui s'étale sur les rives du Bosphore.

  • La chute du rideau de fer en 1989-1991 fait en même temps s'écrouler l'ordre imposé en 1919 à Versailles.
    La Yougoslavie éclate et le spectre de la balkanisation réapparaît à l'extrémité orientale de l'Europe. Aujourd'hui, les peuples des Balkans se débattent dans une contradiction inextricable : vouloir former ou consolider des Etats-nations en mettant à l'oeuvre le nationalisme le plus exacerbé et entendre intégrer simultanément un ensemble supranational, l'Union européenne. De la Bosnie, scindée par les accords de Dayton en deux entités indépendantes et concurrentes opposant Serbes et Croato-Musulmans au Kosovo, tout juste sorti de la guerre, et la Serbie, enfin libérée du joug de Milosevic en passant par le Sandjak, territoire partagé entre la Serbie et le Monténégro, peuplé d'une minorité musulmane non reconnue ; sans oublier les conséquences sociales de la chute du communisme, qui voit l'émergence de nouveaux riches étalant impudemment leur luxe et de nouveaux pauvres dont le confort bourgeois hérité de la période communiste cache leur incapacité à assumer les dépenses courantes...
    Les pessimistes diront que ces dix dernières années ont fourni de quoi alimenter les haines pour plusieurs siècles à venir. Les optimistes pourront espérer au contraire un effet de catharsis, faisant comprendre aux nouvelles générations l'absurdité de l'affirmation identitaire par l'anéantissement de l'autre. En attendant, il faut faire le bilan, tout le bilan. C'est à quoi ce recueil entend contribuer.

  • La colonie grecque de Byzance, devenue Constantinople sous l'Empire byzantin et Istanbul sous les Ottomans, abrita seize siècles durant les fastes de deux grands empires couvrant l'Est méditerranéen, des Balkans à l'Afrique du Nord. Cet ouvrage présente l'aventure de cette civilisation dans sa continuité, sur un même site et tout au long des siècles.

    Le livre s'ouvre sur la ville byzantine et la fondation d'une nouvelle capitale, celle de l'Empire romain devenu chrétien, Constantinople, dotée de magnifiques monuments, dont la célèbre Sainte-Sophie.

    Vient ensuite l'effondrement du monde antique, suivi de l'éclosion de la Constantinople médiévale avec son infinité d'églises et de monastères ornés de somptueuses mosaïques, ainsi que de précieux manuscrits enluminés et d'icônes aujourd'hui dispersés dans les plus grands musées du monde.

    Puis, l'art de Byzance finissant, apparaissent les prémices de la Renaissance à travers les mosaïques de l'Église de Saint-Sauveur in Khora.L'auteur s'attache ensuite à révéler les richesses de Bursa et Edirne, premières capitales ottomanes où les arts arabe, persan et turc opèrent leur synthèse avant de s'épanouir dans Constantinople, conquise en 1453 et rebaptisée Istanbul.

    Enfin, est étudiée l'Istanbul ottomane qui doit se soumettre à une nouvelle géographie du pouvoir. Le palais de Topkapi est alors bâti face au Bosphore. Vient ensuite l'époque de la grandeur, celle, au XVIe siècle, de Soliman le Magnifique, quand la ville se dote de mosquées impériales rivalisant avec Sainte-Sophie. Arts décoratifs, tissus, céramiques, calligraphies et enluminures s'épanouissent alors.

    Malgré la décadence qui suivra, le baroque et même l'éclectisme ottoman du XIXe siècle conserveront le merveilleux d'un art oriental qui s'étale sur les rives du Bosphore.

  • Les ottomans, dernier grand empire musulman du proche-orient, opèrent la synthèse culinaire de deux traditions, celle du monde arabo-musulman et celle de la méditerranée gréco-romaine.
    Ils y ajoutent des éléments venus de l'extrème-orient, via la civilisation timouride, comme le riz, d'autres apportés des amériques et transitant par l'espagne : la tomate ou les piments. ils diffusent enfin des produits nouveaux comme le café. les trois continents sur lesquels s'étale l'empire, des portes de vienne à la caspienne, le yémen et l'oranais, perpétuent sans doute leurs propres habitudes ; mais la synthèse se fait à istanbul, autour du palais, des cours des grands dignitaires, au sein des différentes populations qui affluent, de gré ou de force, après la conquête de la ville en 1453 : turcs musulmans, chrétiens des balkans et de l'anatolie, juifs séfarades de la péninsule ibérique et de l'italie, sans compter les esclaves affranchis et convertis en provenance du caucase, de la russie, de l'europe chrétienne ou de l'afrique noire, chacun apportant ses traditions et ses expériences.
    Istanbul devient ainsi le creuset oú, du xve au xviiie siècle, s'élabore progressivement l'alchimie d'une vaste aire de pratiques culinaires, allant aujourd'hui des balkans au proche-orient et dont les recettes les plus connues sont diffusées au gré des déplacements des hauts fonctionnaires vers les provinces.

  • Nous sommes à la fin du XIXe siècle, les descendants des derniers conquérants de l'Europe finissent tranquillement leurs jours sur les bords du Bosphore, dans de somptueux palais. Le mode de vie occidental s'insinue dans le quotidien et le transforme en un mélange de traditions surannées et de manifestations étonnantes de modernité. Le palais impérial de Dolmabehçe est aménagé par Séchan, le décorateur de l'Opéra de Paris, et le sultan construit une nouvelle résidence sur le Bosphore pour recevoir l'impératrice Eugénie. Ces demeures sont aujourd'hui d'inestimables musées de l'art décoratif européen du XIXe siècle.

    Entre objets et souvenirs, intérieurs et extérieurs, architectures et paysages, de part et d'autre du Bosphore, cet ouvrage fixe la douce fin d'un Empire qui a fait rêver des générations d'Européens.

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