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Vincent Guigueno

  • Sur tous les océans et toutes les mers, des phares signalent aux navires les dangers qui se présentent sur leur route. Bien avant le GPS, ils ont constitué une infrastructure « globale » au service de la sécurité de la navigation. Donnant à voir la grande diversité architecturale et paysagère de ces bâtiments synonymes de voyage à travers les océans, ce livre met en lumière les influences politiques internationales qui ont été à l'origine de leur expansion spectaculaire sur les littoraux de la planète, en particulier au cours du XIXème siècle. Le choix des 80 phares est fondé sur leur intérêt historique, technologique ou culturel. Une iconographie forte et choisie offre un tour du monde dépaysant et fascinant.

  • Usant volontiers de métaphores magiciennes, Epstein fait des îles le lieu de dévoilement de la puissance de l'écriture cinématographique. Le réalisateur met en scène non seulement son film, mais également son statut de cinéaste « au bout du monde ». L'utopie cinématographique qu'il construit ne connaît pas de frontière entre ce qu'il veut montrer et la manière dont il le filme : aux communautés insulaires dont il cherche à comprendre le mystère correspond la communauté d'hommes de mer et de cinéma en quête d'un film idéal. Écrire et filmer participent donc d'une même utopie : l'île, grâce à ses ressources naturelles et humaines, serait la médiatrice entre théorie et pratique du cinéma.

    Ce livre est publié à l'occasion de l'exposition « Jean Epstein et les îles bretonnes, le cinéma dans l'archipel, 1928-1948 » qui a lieu à l'Écomusée de Groix du 31 mai au 2 novembre 2003.

    Prix du Salon du livre insulaire de Ouessant, 2003.

  • Il y a les liens que le cinéma tisse avec la société de son temps. Marc Ferro en a traité dans un ouvrage devenu classique, Cinéma et histoire (Folio Histoire n° 55).

    Il y a, désormais, les rapports que les historiens entretiennent avec le film, en tant qu'objet d'analyse mais aussi mode d'écriture.

    Pour mieux donner à percevoir, par la fiction et la compression du temps, ce qu'ils ne peuvent écrire dans un livre, certains historiens ont d'ailleurs fait le choix de passer à la réalisation. Plus généralement, l'historien est devenu un conseiller, ce qui conduit à expliciter l'évolution du statut de son expertise. Qu'il se définisse, au coeur de l'Histoire, comme oeuvre ou document d'archives, du Jour le plus Long (1962) à Dunkirk (2017), le film est assurément une mise en récit, au même titre que le discours de l'historien. Mais il crée également des formes spécifiques de figuration de l'histoire. C'est, à partir d'analyses de films et de documentaires historiques ou de fiction, comme de leur propre expérience cinématographique, ce que montrent Christian Delage et Vincent Guigueno dans cet ouvrage pionnier.

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  • À l'occasion du 20e anniversaire de la disparition tragique d'Éric Tabarly dans la nuit du 12 juin 1998, Jean Guichard, photographe mondialement connu pour sa photo du phare de la Jument, revient sur sa relation privilégiée avec le navigateur et livre ses souvenirs.

  • Jean Guichard photographie les phares depuis plus de trente ans, rarement par temps calme - si ce n'est pour souligner leur caractère mystérieux et monumental -, plus souvent par gros temps - quand il s'agit notamment de saisir la solitude du gardien pris dans l'oeil de la tempête. Cette oeuvre au long cours revêt aujourd'hui une nouvelle dimension : elle a valeur de témoignage, illustrant une époque où les phares étaient encore habités tandis que leur automatisation progressive rendait inéluctable la disparition du métier de gardien de phare. Vincent Guigueno, historien et spécialiste des phares, raconte ce monde perdu des gardiens dans leur phare, cette tour bâtie comme aide à la navigation, aujourd'hui désertée par les hommes, et désormais érigée au rang de sentinelle du patrimoine.

  • En pierre, en béton, en métal, dressé sur un récif au milieu des flots, ou plus souvent construit à terre, sur un cap, une pointe, à l'entrée d'un port, le phare est un élément incontournable du paysage maritime.
    Vestige d'une époque révolue depuis l'avènement du radioguidage et du GPS, il témoigne d'une aventure technologique et humaine hors du commun. L'histoire des phares de France commence à la fin du XVIe siècle avec la construction dans l'estuaire de la Gironde du phare de Cordouan. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, d'autres tours sont construites, sur les îles de Ré, d'Oléron ou encore d'Ouessant, tant pour assurer la signalisation des côtes que pour garantir la défense du littoral.
    Malgré les améliorations techniques telles que le remplacement des foyers à bois ou à charbon par des lampes à huile et la mise au point du réflecteur rotatif pour éclairer tout l'horizon, l'efficacité des phares demeure limitée et leur entretien problématique. Tout change au début du XIXe siècle avec l'entrée en lice des ingénieurs des Ponts et Chaussées, responsables désormais du balisage et de l'éclairage des côtes françaises.
    L'un d'eux, Auguste Fresnel, fait un pas de géant en inventant un appareil lenticulaire révolutionnaire mis en place pour la première fois à Cordouan en 1823. Plus économe, il permet d'augmenter considérablement la portée du signal lumineux. La France peut désormais se lancer dans un programme ambitieux: la création, sur l'ensemble de ses côtes, d'une « ceinture lumineuse » où chaque phare « étoile » sera identifiable par sa portée et son signal.
    En 1800, la France comptait une quinzaine de phares; soixante-dix ans plus tard, on en dénombre 291, édifiés sur la côte mais aussi en pleine mer, tel Ar-Men dont la construction, à l'extrémité de la chaussée de Sein, durera 14 ans, de 1867 à 1881. A cette date, Paris est devenue la capitale industrielle des phares et sa production illumine le monde. C'est le temps des gardiens et de la veille du feu, mais également celui des baliseurs, où marins et ouvriers embarquent pour entretenir l'ensemble des « aides à la navigation »: tourelles, bouées, balises, amers.
    La vie au phare est celle d'un bateau de pierre: le rythme du quart, l'autonomie en vivres et en matériel, le bruit des machines - un groupe électrogène, une sirène de brume -, l'odeur tenace d'huile. Chacun maîtrise le temps comme il peut. Dans les phares en mer, les conditions de vie sont plus contraignantes encore et l'isolement presque carcéral. Certains ont baptisé ces phares les « enfers », par opposition aux phares à terre (les « paradis ») ou dans les îles (les « purgatoires »).
    Cette dénomination a contribué au mythe des phares et inspiré poètes, romanciers et cinéastes.

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  • En 1862, le phare de Cordouan, dans l'estuaire de la Gironde, est classé monument historique. Après quoi, et pendant plus d'un siècle et demi, plus aucun phare français ne bénéficiera de cette distinction. Jusqu'à ce que, dans les années 2000, ne soit enfin engagé un travail rigoureux d'inventaire scientifique qui aboutit enfin, en 2012, au classement et à la protection de 93 phares français. Ce sont ces phares que l'on découvre ici, tous d'un grand intérêt historique et architectural, et chacun présentant une typologie associée aux grandes phases de construction du patrimoine maritime. Une iconographie splendide nous les révèle dans leur environnement et nous fait pénétrer dans le secret de ces beaux bâtiments. À la découverte de ces sentinelles des mers, les amoureux du patrimoine comme ceux de l'océan se retrouveront sûrement.

  • Des photos époustouflantes souvent prises d'hélicoptère !

    Pour réaliser ce magnifique album, Jean Guichard - photographe reconnu et spécialiste des phares depuis 1989 - a choisi avec soin parmi ses plus belles photos.
    Ce magnifique album mêle intimement photos, cartes et textes pour situer le long de notre littoral les plus beaux phares de France et nous livrer les secrets bien gardés qui les entourent.
    Le dernier gardien de phare a été relevé en 2005 (phare de Kéréon, sur l'île d'Ouessant), depuis, tous les phares ne sont plus habités et sont automatisés. De ce fait, afin de les préserver, ils sont de plus en plus nombreux à être classés monuments historiques - ce fut le cas pour 14 d'entre eux en 2010.
    Le plus ancien des phares de France et l'un des plus beaux, celui de Cordouan (estuaire de la Gironde), fête ses 400 ans en 2011. Il est classé monument historique depuis 1862 !
    Quatre thématiques ponctuent cet ouvrage et abordent des sujets variés et intéressants pour tous les amoureux des phares : la naissance du Service des phares, la vie des gardiens, l'automatisation, vers la fin des phares ?

  • Et si les phares ressemblaient aux lieux que Georges Perec décrit dans Espèces d'espaces (1974), " des lieux stables, immobiles, intangibles, intouchés et presque intouchables, immuables, enracinés. " Chaque soir, leur feu envoie inlassablement le même signal : éclats groupés, occultations, scintillement. Cette régularité mécanique entretient un lien mystérieux avec notre mémoire, parce que nous voulons croire que le feu ne s'éteindra jamais. Depuis une vingtaine d'années, Jean Guichard arpente le littoral pour rendre compte, par l'image, de l'évolution de ce patrimoine exceptionnel. De phare en phare nous emmène sur les côtes de France, de Dunkerque à Bonifacio, à la découverte de sites et de bâtiments magnifiques.

  • Les enjeux liés au développement durable invitent à revisiter l'histoire de nos mobilités, ses controverses, ses « futurs passés », ses pratiques et ses représentations. Ce livre propose un bilan du débat historiographique sur le « tournant de la mobilité » en histoire, ainsi que des textes explorant les objets de ce nouvel agenda « démodalisé » : la vitesse, la sécurité, l'expertise, les institutions. Dans ce tableau, les enjeux politiques et ceux liés au développement économique sont essentiels à l'instar des imaginaires et des représentations.

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