• Tous témoins Nouv.

    Tous témoins

    Farouk Mardam-Bey

    Cet ouvrage, coédité par Actes Sud et l'association Pour que l'Esprit vive, réunit d'une part  les dessins de prison  de l'artiste syrien Najah Albukaï, exposés à partir de mars 2021 dans la galerie  Fait & Cause, et, de l'autre, en résonance avec l'émotion suscitée par ces dessins, les textes d'une vingtaine d'écrivains (Alaa el Aswany, Laurent Gaudé, Nancy Huston, Daniel Pennac...) exprimant leur  solidarité  face à ce que Farouk Mardam Bey appelle la "syrianisation du monde", symbole des drames qui se multiplient aux quatre coins de la planète. Car la Syrie est progressivement devenue la métaphore de toutes les dérives, de tous les désastres humanitaires et écologiques, de la Chine à la Russie et de l'Amérique du Sud au Moyen Orient, en passant, aujourd'hui, par Beyrouth.


  • un voyage gourmand, sensuel et coloré dans la cuisine
    du monde arabe, oú les goûts et les parfums sont rois, oú les épices donnent aux ingrédients des saveurs inattendues, oú le savoir-faire des cuisiniers et des cuisinières est à l'écoute de la nature.
    sur les traces de ziryâb, un musicien, modiste et gastronome du ixe siècle, tu seras surpris de découvrir qu'une soupe de blettes et de lentilles est un plat délicieux, tu apprendras l'histoire du cumin et du sésame, et tu sauras tout des secrets de fabrication d'un excellent couscous. en sirotant un thé à la menthe, tu dégusteras des pâtisseries aussi succulentes que les crêpes beghrir ou la halwa aux noix.
    un livre pour tous les gourmands qui veulent devenir de vrais gourmets !.

  • Le nom de ziryâb, le "merle noir", parti de son irak natal vers 820 pour s'installer à cordoue, évoque d'emblée la grâce et l'élégance, mais aussi le perpétuel renouveau.
    A ce musicien de génie, on attribue la fondation de l'école andalouse et l'invention du luth à cinq cordes. mais ce poète, qui connaissait par coeur les paroles et les airs de dix mille chansons, s'intéressa tout autant à la géographie et à l'astronomie. le gastronome, quant à lui, introduisit en espagne l'asperge, promut la haute cuisine et réforma les arts de la table. il créa en outre un véritable institut de beauté oú l'on apprenait à se coiffer, se farder, se parfumer et à se vêtir selon les saisons.

    En signant du pseudonyme ziryâb ses chroniques culinaires, parues d'abord dans le magazine qantara et aujourd'hui réunies en volume, l'auteur a voulu rendre hommage à cet affranchi noir, devenu un arbitre du bon goût au même titre que pétrone ou brummel. les traditions gastronomiques arabes, aussi bien du proche-orient que du maghreb, y sont abordées pour la première fois dans leur ensemble, à travers références savantes, citations littéraires, anecdotes historiques, impressions de voyage et recettes.
    Toutes choses qui concourent à mettre en évidence le métissage culturel dont l'islam a été l'agent le plus actif en méditerranée pendant au moins dix siècles.

  • Obnubilé par la "rupture" avec ses prédécesseurs, Nicolas Sarkozy s'emploie depuis son accession au pouvoir à en finir avec "l'exception française" en politique étrangère, et notamment dans le traitement des affaires du Proche-Orient.
    Particulièrement crispé sur la question de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, à la fois agressif et impuissant vis-à-vis de l'Iran, enlisé avec les Américains en Afghanistan, il renforce la coopération économique et militaire avec Israël au moment où celui-ci accélère la judaïsation de Jérusalem, la ghettoïsation de la bande de Gaza et la colonisation de la Cisjordanie. Ce qu'on appelait naguère, non sans ambiguïté, "la politique arabe de la France" est censé désormais s'intégrer dans la fantomatique "Union de la Méditerranée".
    Les textes réunis dans cet ouvrage montrent que cette politique, loin de contribuer à débloquer le processus de paix israélo-arabe, encourage au contraire les dirigeants israéliens à ignorer les résolutions de l'ONU et à enterrer définitivement la solution fondée sur la création d'un Etat palestinien indépendant dans les territoires occupés en juin 1967. Articles d'Isabelle Avran, Alain Chenal, Béatrice Patrie et Emmanuel Espanol, Bernard Ravenel et Patrice Bouveret, Denis Sieffert, Dominique Vidal.

  • Armé solennellement dès 1948 par l'onu et réaffirmé depuis lors pendant près de cinquante ans par les grandes puissances, y compris les etats-unis, le droit au retour des réfugiés palestiniens est à présent dénié et décrié plus que toute autre revendication palestinienne.
    Non seulement en raison des réparations qu'il implique, humaines et financières, mais aussi et surtout parce qu'il rappelle aux israéliens ce qu'ils préfèrent oublier : les conditions réelles dans lesquelles israël a été fondé - et la palestine rayée de la carte. cet ouvrage, qui constitue avec jérusalem le sacré et le politique, un diptyque original sur les dossiers les plus difficiles du conflit israélo-arabe, se propose d'expliquer pourquoi le droit au retour est jugé inaliénable et imprescriptible par les palestiniens.
    Il voudrait, en particulier, montrer que sa prise en compte par israël, comme cela a été esquissé lors des négociations de taba en janvier 2001, ne met en cause ni l'existence ni le caractère juif de cet etat, mais pourrait devenir, au contraire, l'acte inaugural d'une véritable réconciliation israélo-palestinienne et judéo-arabe.

  • 3800 références bibliographiques francophones sur le monde arabe.

  • D'Ahmad Fâris al-Chidyâq, sans conteste le plus grand écrivain arabe du XIXe siècle, à 'Abdallah al-'Alâylî, figure particulièrement attachante du réformisme musulman, en passant par l'incontournable Gibran, le poète Elias Abû Chabaka, le peintre Omar Onsi et le musicien 'Âsî al-Rahbânî, cet ouvrage propose seize portraits d'écrivains et d'artistes qui ont marqué, chacun dans son domaine, la société et la culture libanaises.
    Destiné au grand public, il permet une première approche de l'histoire culturelle du Liban depuis la Nahda (la renaissance du XIXe siècle) et met l'accent sur l'apport majeur de ce pays à la modernité arabe.

  • Ziryâb fut un musicien, modiste et gastronome du XIe siècle qui vécut à Bagdad puis à Cordoue. On lui attribue d'avoir introduit en Espagne la haute cuisine bagdadienne, acclimaté certains légumes inconnus en Europe et instauré un ordre strict des services. C'est sous son patronage qu'a été écrit ce livre qui présente la richesse de la cuisine moyenne-orientale avec des anecdotes et des recettes faciles à réaliser en famille !

  • Vingt siècles de l'histoire de l'humanité sont ici évoqués en fonction de leur rapport à la plus modeste des Légumineuses : le pois chiche. Avec une bonne centaine de recettes, glanées autour de la Méditerranée, mais aussi en Iran et en Inde, et des commentaires alliant érudition et humour.

  • Sous le signe du grand cuisinier et gastronome arabe du IXe siècle, un voyage gourmand imaginaire autour de la Méditerranée, plein de citations littéraires, de références savantes, de recettes succulentes et d'anecdotes surprenantes.

  • Trump peut se contenter de traiter Bachar al-Assad d'animal, mais il ne fallait pas moins de deux auteurs, tous syriens, emmenés par Farouk Mardam-Bey, pour analyser avec sérieux, ce qui ne veut pas dire sans indignation, le parcours "intellectuel" du tyran génocidaire soutenu par Poutine et les ayatollahs iraniens.      

  • Cette anthologie bilingue trace un large panorama de la poésie arabe moderne, du Maghreb à l'Irak, en passant par la Palestine avec Mahmoud Darwich. Ces poèmes, ponctués d'illustrations de Rachid Koraïchi, présentent pour les nouvelles générations un aspect vivant de la culture arabe contemporaine avec des thèmes en résonnance avec leur vie et la société.

  • L'idée de la longue conversation transcrite dans ce livre est née au moment où le gouvernement français a lancé le faux débat sur "l'identité nationale". Faux débat parce qu'il partait d'une vision crispée de l'identité, qui se prévalait de l'inquiétude, voire parfois de la peur panique, de ce qui pourrait advenir de la France et des Français dans un monde en mouvement qui bouscule les vieux repères comme jamais auparavant. Les trois auteurs, dont deux ne sont pas français de naissance mais qui se retrouvent avec des papiers d'identité qui leur assignent un pays, la France, se proposent de définir le rapport que chacun d'eux entretient avec ce pays, son histoire, sa géographie, sa société, sa vie politique, sa culture. S'estimant passeurs, ils expliquent pourquoi et comment ils sont eux-mêmes passés d'un pays à un autre, d'où ils sont venus, l'idée qu'ils avaient de la France avant de s'y installer, leurs cheminements depuis leur arrivée, les événements et les rencontres qui ont fait d'eux ce qu'ils sont devenus aujourd'hui.
    Tout au long de cette conversation, les propos ne sont jamais purement intellectuels mais combinent expérience vécue et réflexion. Au passage sont ainsi concrètement abordés des problèmes brûlants comme l'immigration et le multiculturalisme, l'intégration et l'assimilation, la laïcité et la citoyenneté. Pour terminer sur cette question : comment trouver un imaginaire commun de l'ici et de l'ailleurs, du plus proche et du plus lointain ?

  • De Platon à Sartre, en passant par pline et pétrone, Hâroun Al-Rachîd et Charlemagne, Avicenne et Ysacus, Boccace et Rabelais, Georges de la Tour et Mistral, ce sont plus de vingt siècles de l'histoire de l'humanité qui sont ici évoqués en fonction de leur rapport à la plus modeste des légumineuses : le pois chiche.
    Le lecteur saura enfin tout ce qu'il a toujours voulu savoir, et même davantage, sur le cicer arietinum, ses origines méditerranéennes, ses pérégrinations, sa culture, sa valeur nutritionnelle, ses usages médicinaux, les événements historiques qu'il évoque, sa présence dans la littérature et l'art. une bonne centaine de recettes, glanées autour de la méditerranée, mais aussi en iran et en inde, lui sont ensuite proposées, avec des commentaires alliant érudition et humour.

  • S'il existe une "question de jérusalem", et si cette question est réputée difficile, voire insoluble, c'est qu'on y mêle toujours le sacré et le profane, le religieux et le politique, si bien qu'elle se trouve repoussée hors du champ d'application des principes communs du droit international.
    A cet égard, sans remonter jusqu'aux croisades, on sait comment les puissances, il y a trois siècles, se sont disputées la protection des lieux saints chrétiens afin de justifier leurs convoitises coloniales au levant. de même, depuis 1967, la puissance occupante prétend exercer sa souveraineté exclusive sur jérusalem, au mépris des résolutions de l'onu, en arguant de la signification symbolique de cette ville pour le judaïsme.
    Le présent ouvrage se propose d'abord de revisiter l'histoire mouvementée de jérusalem, surtout depuis l'avènement de l'islam, non pour revendiquer une quelconque prééminence d'un monothéisme sur les deux autres, mais, au contraire, pour mieux souligner la vocation universelle et plurielle de la ville trois fois sainte. vocation contrariée de nos jours, du fait de la politique israélienne d'annexion et de colonisation, mais qu'une solution équitable, dont les grandes lignes sont ici esquissées, pourrait enfin favoriser.

  • Peut-on encore être arabe en ce début du xxie siècle ? que signifient exactement les mots "arabité", "arabisme", "nationalisme arabe" ? continent les arabes ont-ils réagi, tout au long du xixe et du xxe siècle, aux défis de la modernité occidentale ? pourquoi la question palestinienne a-t-elle joué un rôle aussi déterminant dans leur histoire contemporaine ? a quand remonte le divorce qu'on constate partout entre gouvernants et gouvernés ? quelles sont les chances réelles de la démocratie dans des pays oú le despotisme et son ennemi complémentaire, l'islamisme radical, dominent la vie politique ? qu'en est-il enfin, ici, en france, de la montée du communautarisme, de l'antisémitisme et de l'islamophobie ? dans cette série de sept entretiens réalisés à paris entre novembre 2004 et juin 2005, deux intellectuels arabes, l'un syrien, l'autre palestinien, répondent sans ambages à ces questions, bousculant au passage bien des idées reçues colportées aussi bien par les occidentaux que par les arabes eux-mêmes.

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