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  • Héritier de la liberté et du combat de ses pères, tous républicains et résistants, Serge Pey nous offre un fabuleux kaléidoscope d'histoires vraies - la tragédie toujours au bord du fou rire et des larmes se laisse emporter par les jeux éternels de l'enfance. Une femme invente un code secret en étendant le linge, un bijoutier fabrique des broches avec des scarabées, des petits resquilleurs déchiffrent à l'envers les sous-titres du cinéma en plein air, des réfugiés de retour sur une plage pour les vacances viennent creuser nuit après nuit à la recherche d'un trésor mythique...
    Avec un ton unique dans l'art du récit, ces histoires à couper le souffle dévoilent leur beauté immédiate et brutale, leur univers charnel, réaliste et enchanté. Rarement une écriture aura rendu avec une telle intensité la mémoire à la vie.

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  • Comme tous les poètes décisifs, Serge Pey ne ressemble à personne. Il a inventé sa voix verticale, cet aplomb du verbe qui ne tombe pas de haut, mais passe d'horizon en horizon, et au delà. Il a inventé son rythme, cette pulsation qui jette le sang des talons à la tête. Il a inventé sa parole qui est, sans distance aucune, une action, qui est un souffle, une énergie, un feu incarné. Car avec lui, la poésie tape du pied, devient vertige, envoûtement et libération de chaque fibre du corps.
    Accroché à ses bâtons d'écriture comme à des mâts naufragés, Serge Pey tangue et danse, flambe et profère. Il est le troubadour voué à la marche ascendante, le chaman des révélations violentes, celui qui énonce et relie l'ensemble des destins foudroyés, des murmures étouffés, des secrets bannis. Sa scansion accueille toutes les migrations du sens, toutes les métamorphoses du chant. Il est l'homme que le cri des origines et la rumeur des âges engagent au présent. Il entend et répercute ce qui d'ordinaire se tait : de l'exaltation massacrée au lancinant retour des suicidés de la société, de la jubilation d'être à l'irradiante tendresse des dépossédés.
    À la lecture de ses poèmes, on perçoit combien Serge Pey empoigne le monde, combien son univers mental et sonore requiert une bouche en transe, des expirations inspirées, des rondes rauques ou extatiques. Dans son sillage, les échos, les tempos sans fin, les éclats, sont ceux d'un semeur de syllabes qui serait également un oracle de grand vent.
    Mathématique générale de l'infini est un ensemble de poèmes inédits.

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  • Tout commence et s'achève avec la porte de la maison d'enfance. Comment accueillir son monde, un premier mai, quand il n'y a pas de table assez grande - tous les bergers descendus de la montagne, lesouvriers agricoles, les camarades fomentant la grève générale ? À bout de bras, le père extirpe alors de ses gonds la lourde porte qu'il vient lui-même de construire et la couche sur deux tréteaux : on y jette une nappe et les convives s'attablent. Pour l'enfant ébahi, c'est le monde qui s'inverse, ses notions fragiles de verticalité et d'horizontalité, de dedans et de dehors. Une porte n'est pas un morceau de bois, nous dit-on, « elle est simplement une gardienne qui recueille les mots de passe ».
    On la retrouvera, cette porte aux deux visages, après la mort du père, après trente histoires cruelles, drolatiques ou tendres, quand l'enfant devenu adulte, la gorge nouée, retrouve la maison d'enfance béante, abandonnée dans sa ruine ; et l'émotion l'étreindra à nouveau devant la porte désormais couchée au milieu des ronces, « fusillée par le temps et les hommes ».
    Après le Trésor de la guerre d'Espagne qui nous avait fait découvrir le singulier talent de Serge Pey, cette Boîte aux lettres du cimetière vient confirmer un ton unique dans l'art du récit, un art percutant de l'image, avec des histoires à couper le souffle, tant par leur beauté immédiate, brutale, que par l'univers à la fois charnel, réaliste et enchanté qui se dévoile à nous.

  • Serge Pey donne avec ce premier roman un fabuleux kaléidoscope d'histoires vraies, qui parvient à nous rendre présente, comme intimement vécue, l'aventure de ces enfants pris dans la tourmente des guerres et des répressions politiques et militaires.
    Ce roman des enfances dévastées se déploie en une vingtaine d'histoires. Quand les soldats escaladent la montagne pour assassiner un résistant caché dans une cabane, l'enfant témoin ne saurait croire leurs promesses de vie sauve. Comprend-il les étranges manigances des adultes, comme cette mère qui étend son linge au pied des montagnes pour transmettre on ne sait quel message secret aux hommes cachés là-haut ? Plus facétieusement, il est aussi question d'un bijoutier qui fabrique des broches avec des scarabées vivants, de parties d'échecs où chaque pièce est remplacée par un verre d'alcool, des petits resquilleurs qui déchiffrent à l'envers les sous-titres du cinéma en plein air, ou d'une plage fameuse que les vieux réfugiés vont creuser nuit après nuit à la recherche d'un trésor mythique

  • LE LIVRE contient L'échange des noms - Lettre à Martin Elizondo - Les Aiguiseurs de couteaux - Coplas infinies pour les hommes-taureaux du dimanche - La Dialectique du compas - Photos de la voix pour cinquante cantaors

  • Héritier du surréalisme international, attaché à ses racines sudistes, Serge Pey se réclame de plusieurs traditions - provençale, amérindienne, anarchiste, sans parler du cante jondo ou de l'hérésie cathare - et d'un archaïsme fondamental : celui du chamanisme sans patrie qui est l'axe central de la poésie telle qu'il la pratique et l'entend.
    Le Carnaval des poètes vient s'inscrire comme en point d'orgue au terme de quatre décennies d'écriture et de poésie-action. En faisant défiler une cohorte de chars et de masques grotesques ou graves dans un joyeux chaos temporel, le livre renoue avec une veine satirique qui ne s'interdit ni la louange ni la trivialité, perpétuant la tradition du carnaval où les valeurs s'inversent et où la «bassesse» reprend ses droits pour proférer d'autres mystères. Que la poésie puisse se permettre de semblables fêtes - à l'encontre des cérémonies confites qui la guettent - a quelque chose de rassurant. Même si c'est toujours vers une lumière plus secrète que tendent les flammes noires du poème de Pey.

  • Venger les mots

    Serge Pey

    Venger les mots... Serge Pey aura écrit ce livre comme on érige une barricade face au maintien de l'ordre. Ici, il nous invite à multiplier les foyers de poésie pour « mettre le feu à la plaine » ; là, il en appelle à la libération de Léonard Peltier, militant de l'American Indian Movement emprisonné depuis 1976. Ailleurs encore, il compose une "prière punk" pour les Pussy Riot, collectif de féministes russes violemment malmenées par le pouvoir de Vladimir Poutine, ou un hommage aux héros du réseau Sabate qui bravèrent la dictature franquiste par des actions à visage découvert.
    D'un texte à l'autre, un même appel à l'insoumission.
    Une même conviction que la poésie est action. Un même désir de venger les mots et les morts, ceux qui « nous tiennent les jambes pour que nous restions debout ».

  • Le Castor Astral a publié Serge Pey dès 1975. Son monumental Poésie-Action, véritable livre-bilan, est un poème sur la pratique même de la poésie. À la fois littérature, traité et poème d'action, ce livre questionne l'improvisation, l'engagement politique, la poésie sonore, la mort de l'art et des avant-gardes. Ces « lèpres-lettres » à un jeune poète sont autant de bombes théoriques dédiées aux nouveaux artistes de l'ensemble des poésies contemporaines.

  • Ces nouvelles situées dans l'île de Sardaigne mettent en scène une série de héros anonymes du peuple sarde. Ouvrage partisan, unissant enquête ethnologique directe et création littéraire. Les ressorts particuliers de la vengeance, les codes de l'honneur, certaines coutumes animistes et croyances cachées de cette île énigmatique de la Méditerranée, sont ici explorés et révélés.

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  • Agenda rouge de la résistance chilienne regroupe la presque totalité de la production poétique de Serge Pey liée au combat du MIR (Movimiento de Izquierda Revolucionaria) groupe révolutionnaire qui prendra les armes contre le fascisme. Ces poèmes furent écrit de 1974 (date anniversaire de l'assassinat de Miguel Enriquez, dirigeant historique du Mir), jusqu'en 1986.
    Si les liens entre poésie et politique est au centre de la poésie de Serge Pey, ce livre en est, plus qu'un simple témoignage, le geste manifeste. En effet, la grande majorité de ces poèmes ont été écrits alors qu'il militait activement avec le MIR, notamment comme "facteur" (militant chargé de "passer" les messages secrets entre les divers combattants entrés dans la clandestinité). Et cette poésie mêle réflexions politiques, témoignages, pensées philosophiques, enseignements sur les modes de vie en clandestinité... mais surtout, donne à lire une poésie où philosophie et politique se confrontent à l'intime, dans une multiplicité des voix et des écritures.
    Ce livre est également un voyage à travers les lieux et les luttes, voyage ponctué d'hommages à toutes celles et à tous ceux, célèbres ou inconnu-e-s, qui ont refusé la bride et la muselière du fascisme de Pinochet.

    Serge pey invente une poésie où geste et écriture sont intimement liés. Sa participation à l'écriture de l'art-action est essentielle (plusieurs centaines de performances à travers le monde). Poèmes d''actions, poèmes directs, poèmes politiques, poèmes de luttes, poèmes métaphysiques :Serge Pey mêle l'écriture poétique à la performance, au happening et aux arts visuels, et invente une nouvelle façon du poème. Dans la transgression de toutes les frontières de l'art (plasticien, musicien de la voix, écrivain, philosophe direct - il conçoit la poésie comme une "philosophie-action" - performeur, poète sonore), ce réalisateur de poésie physique a porté les relations entre l'écriture et l'oralité à des sommets rarement atteints.
    Serge Pey a toujours affirmé une poésie du combat politique : " Serge Pey un des très rares, sinon peut-être le seul à ma connaissance, aujourd'hui, qui écrit une poésie que j'appellerais une poésie politique. Pas au sens où du temps d'Éluard et de son ode à Staline on parlait de poésie engagée, mais au sens où Maïakovski faisait d'un poème d'amour un poème politique. Parce qu'un poème d'amour est un poème politique " (Meschonnic).

  • Marge, majuscule.est un étrange poème, qui se construit à partir des signes typographiques utilisés

  • Ouessant, Enes Eusa,est une apocalypse et un droit de bris. Rédigé volontairement sans majuscule, il est un poème de contrebande et de naufrage, de photos péries en mer et de paroles de sauvetage. Chant épique, il a été conçu comme une médiation et une transe, depuis le sémaphore de l'île, devant les rochers déchirant un Atlantique vengeur et amoureux.
    Ces mots-tempête, dédiés à son ami le druide et explorateur du mystère Breton, Gwenc'hlan Le Scouëzec, est aussi un hommage à toute la poésie bretonne, traversée par les figures de Bruno Geneste, Eugène Guillevic, Yvon Le Men et Paul Keineg.
    Venu du plus profond de ses montagnes occitanes, Serge Pey convoque ici, dans une longue hallucination acérée, les oiseaux, les passés et les avenirs, les mythologies, les faits divers, mais aussi les fantômes de toutes les Bretagnes qui habitent encore aujourd'hui le coeur des Bretons. Poème écologique, engagé et amoureux,Ouessant, Enez Eusaa obtenu le Prix Xavier Grall en 2020.
    Ce livre a été écrit en 2019 sur le Sémaphore de Créac'h à Ouessant, dans le cadre d'une résidence organisée par la Maison de la Poésie du Pays de Quimperlé.

  • Le poème appartient davantage aux réparations de l'éphémère et aux possibles des bifurcations qu'il contient, qu'aux inscriptions irrévocables des pierres tombales. Aucun poème n'est définitif. Aucun poème n'est arrêté, fixé ou réglé par son temps. Il est continué, poursuivi, tourmenté et harcelé en même temps par son lecteur et par son auteur.
    Un poème est l'illustration majeure du "Ta Panta rei" d'Héraclite. On ne se baigne jamais deux fois dans les mêmes verbes. Les îles qu'il crée, dans ses remous dangereux, détournent son courant et créent les nouvelles mers où il vient boire.
    Ainsi dans ce livre, où tous les textes sont inédits, certains ont modifié leur passé pour enfanter de nouveaux présents. Lorsqu'on retranche un mot ou que l'on change le temps d'une conjugaison, on crée un déplacement dans le mouvement de la pensée. Un poème n'est pas un souvenir mais une proposition d'action dans la pensée.

  • Ce recueil rassemble deux cent six poèmes de cérémonie, comme l'indique l'auteur.

  • C'est un poème radical.
    De la marge où le poète parle. De la marge dans la voix. De la marge où le poète trouve voie. De là où il trouve son poème, il ne dénonce pas, il prononce. Quoi ? Les fondations d'un impossible, avec la tension de ce qui relie l'art et la vie. Il exécute le poème, son poème. Il l'exécute.
    La «Poévie» est une respiration de l'art dans les poumons de la révolte qui réinvente la vie.
    L'art et la vie supposent la barre de fraction qui les sépare et les unit. Mais seule la liberté invente la liberté.
    Avec les poèmes qu'il prononce ici, avec ces poèmes qui sont comme cousus dans le revers de la gorge, qui sont comme le nom d'une insurrection, Serge Pey lance un appel.
    Droit de Voirie, occupation du domaine public. C'est un poème qui finit au bout du cercle, dans une date qui n'existe pas. Aujourd'hui. C'est un poème qui commence au bout du cercle.

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