• Cette nouvelle édition comprend, en plus d'une révision du texte, une présentation d'Alain Riffaud (spécialiste de l'auteur) ainsi que des dessins et des photos, pour certaines inédites.

    Sous l'Occupation, une famille française est contrainte de loger un officier allemand : c'est un homme de grande culture, souriant, sensible et droit. Pourtant, soir après soir, le nouveau maître du pays ne trouvera que le silence obstiné de ses hôtes, un silence au creux duquel apparaît toute "la vie sous-marine des sentiments cachés, des désirs et des pensées qui luttent". Le Silence de la mer est un réquisitoire implacable contre la barbarie hitlérienne. Les récits qui l'accompagnent ont une portée tout aussi forte. Ils lancent un vibrant appel aux vertus d'un humanisme conscient de ses devoirs.
    Le Silence de la mer, devenu un classique traduit dans le monde entier, loué, étudié, adapté au cinéma, est le premier grand livre de la Résistance.

  • Vercors Les Animaux dénaturés En Nouvelle-Guinée, une équipe de savants auxquels s'est joint le journaliste Douglas Templemore cherche le fameux « chaînon manquant » dans l'évolution du singe à l'homme. En fait de fossile, ils trouvent une colonie bien vivante. Une colonie de quadrumanes, donc de singes. Mais a-t-on jamais vu des singes troglodytes ? Enterrant leurs morts oe Tandis que les hommes de science s'interrogent sur la nature de leurs « tropis », un homme d'affaires voit en eux une potentielle main-d'oeuvre à bon marché. La seule parade aux noirs desseins du sieur Vancruysen est de prouver l'humanité des tropis. Raisonner en zoo-logues plutôt qu'en paléontologues ne résout qu'à demi le problème mais offre à Doug Templemore un moyen d'obtenir la preuve nécessaire.
    Ce qui l'amène à risquer sa tête pour notre plus vif divertissement, et notre édification, car sous le rire de cette satire allègre se pose la grave question de ce que nous sommes, nous les « personnes humaines », animaux dénaturés.

  • On ne naît pas homme, on le devient. Telle pourrait être la morale du procès de Douglas Templemore, impliqué dans " un scandale sans précédent dans toute l'histoire de la justice britannique ". Sous le procès hilarant de cet " assassin philanthrope " se cache, outre la satire du colonialisme, la question philosophique fondamentale : qu'est-ce qu'un homme ? Anthropologues, paléontologues, zoologistes et médecins sont appelés à la barre pour en débattre... Le retentissement de son premier roman, Le Silence de la mer, a quelque peu occulté les autres oeuvres de Vercors, dont la redécouverte s'impose. Richesse du contenu, efficacité du style et humour ravageur l'inscrivent dans la lignée de Voltaire : l'intrigue de Zoo est celle d'un conte philosophique drolatique alliant satire et réflexion morale. La confrontation de la version romanesque (Les Animaux dénaturés, 1952) et de la forme théâtrale permet une étude précise du travail de réécriture et de la spécificité du genre dramatique. Quant à l'argument anthropologique servant de cadre à l'investigation philosophique, il permet, tout en s'amusant, d'acquérir les rudiments nécessaires à l'étude de toutes les sciences humaines.

  • Pour faire oublier à son fils les cataplasmes brûlants avec lesquels elle le soigne, une grand-mère narre d'incroyables histoires. Celles-ci, dans la tradition des contes de fées, mêlent personnages fabuleux et scènes surnaturelles : Albéric vaincra-t-il la Bête-à-sept-têtes ? Libérera-t-il la belle Zerbine prisonnière du cruel Ottfried ? De manière inattendue, l'auteur du Silence de la mer s'illustre ici par son sens du merveilleux et fait se succéder combats et courses-poursuites dignes d'un film d'action !

  • " quand, pendant l'été 1945, l'auteur assista au retour des déportés, ce n'est pas l'envie d'écrire, c'est l'envie de hurler qui lui fit composer les armes de la nuit.
    Et quand, cinq ans plus tard, sous le titre de la puissance a jour, il entreprit d'en écrire la suite, c'est (comme il le fait dire à son héros) parce qu'il lui fallut constater avec horreur et angoisse que "le monde des hommes n'a pas compris encore le danger qu'il a couru". que ce danger subsiste. et que celui qui a la chance d'être tant soit peu écouté n'a pas de plus pressant devoir que de tenter de se faire entendre.
    " vercors.

  • Sylva

    Vercors

    En 1924, un gentleman farmer anglais assiste à un prodige: une renarde sort d'une haie transformée en jeune femme. L'homme recueille l'animal et suivra au fil des jours ses progrès vers l'humanité: apprentissage de la parole, de la pensée. Ce récit (1961), écho à {la Femme changée en renard }de l'Anglais Garnett (1922), est une extraordinaire histoire d'amour entre un Pygmalion et son élève.

  • Le petit Louis

    Vercors

    Vercors, auteur de plusieurs récits autobiographiques, avait entrepris d'achever le tableau de sa vie en racontant son enfance. Mais le travail, resté dans ses tiroirs, ne fait que paraître aujourd'hui. Pour le plus grand plaisir du lecteur qui découvrira un récit original, adoptant le point de vue du « petit Louis ». L'enfant porte un regard à la fois naïf et sérieux sur le monde qui l'entoure. Son univers s'organise autour de trois lieux de mémoire : le quatorzième arrondissement de Paris où il habitait avec sa soeur et ses parents, Le Touquet-Paris-Plage où son père avait construit une villa pour l'été, et Saint-Amand- Montrond dans le Cher où il allait aux petites vacances chez son oncle Gaston. Autant de scènes d'enfance, parfois drôles, parfois émouvantes, qui se succèdent, donnant l'occasion au petit Louis de manifester ses émotions et de révéler son caractère. Anecdotes et descriptions restituent enfin le milieu dans lequel vivait l'enfant au tout début du vingtième siècle.
    Le récit est complété par un dossier dévoilant les différents brouillons de l'écrivain : Vercors a repris plusieurs fois ses manuscrits, réécrit les scènes selon des perspectives différentes, en cherchant la meilleure solution pour raconter ses souvenirs.
    Dans le cadre des programmes du Secondaire, c'est un excellent sujet d'étude que les enseignants peuvent proposer à leurs élèves.

  • Les Propos de Sam Howard Jean Bruller, alias Vercors, n'attendit pas la publication du célèbre Silence de la mer pour exercer sa plume. Dès le début de sa carrière d'artiste talentueux, à l'aube des années 1920, il écrivit de brèves chroniques qu'il illustra lui-même, dans Paris-Flirt, une revue légère comme il en fleurit tant au cours des Années folles. Mais loin de se conformer aux scènes convenues du vaudeville, Jean Bruller inventa un monde fantasque où devisaient à l'envi Sam Howard et ses compères William Jackson Coops, Sidney Wiggs et George Clondyke. Leurs conversations jouent sur les défaillances du raisonnement, mettent en scène des situations absurdes ou déconcertantes, empreintes d'ironie amusée et de drôlerie burlesque. Pour illustrer leurs maximes, les différents protagonistes des Propos de Sam Howard convoquent des exemples qui sont autant de contes profitables, chargés d'enseigner des vérités pourtant difficiles à établir, tant la logique et le monde semblent se dérober.

  • Frisemouche fait de l'auto

    Vercors

    Frisemouche est un gros petit garçon de dix ans, blond, les yeux bleus, la mine éveillée, courageux et volontaire, mais comme beaucoup de garçons il aime mieux jouer que faire ses devoirs, pour lesquels il est toujours temps. Et voilà qu'un jour son petit papa au lieu de l'emmener faire une promenade en voiture comme promis, pour le punir, lui inflige de rester à la maison. Une fois ses parents partis, on voit Frisemouche furieux grimper l'escalier en ébauchant dans sa tête quelque projet d'escapade. Il écrit quelques lignes dans son carnet intime, il en a l'habitude depuis tout petit, puis il décide de fuguer avec sa Citroënnette, laissant sa femme de chambre plantée au milieu de la route en essayant de le rattraper. Et ici commence sa mémorable aventure. Ses particularités Ce texte, avec les dessins signés Jean Bruller, a été publié, sans nom d'auteur, par les éditions enfantines Citroën, en 1926, quand Jean Bruller n'était pas encore Vercors. En 1991, les Éditions Charles Massin le rééditent, encore comme texte anonime, avec une notule où on avoue ne pas connaitre les ayant droit. Ce n'est que très récemment que les consciencieuses recherches de Portaparole ont permis d attribuer ce conte à Vercors.

  • 1941 : un jeune officier allemand, cultivé et francophile, est l'hôte imposé d'un homme et de sa nièce. A cette intrusion de l' ennemi", ils répondront par un inaltérable mutisme : pas une phrase ne sera échangée pendant leurs longs mois de cohabitation, en dépit des tentatives du jeune homme qui aimerait partager avec eux ses convictions humanistes. Mais sous la calme surface des eaux, c'est toute «la vie sous-marine des sentiments cachés, des désirs et des pensées qui se nient et qui luttent ».Publié en 1942, Le Silence de la mer est le premier titre des Editions de Minuit, alors clandestines.Ce recueil comprend d'autres nouvelles sur la France des années 1940, d'une très grande portée : Désespoir est mort, Ce jour là, Le Songe, L'Impuissance, Le Cheval et la Mort, L'imprimerie de Verdun et La Marche à l'étoile. Il fallait la grande maîtrise de Jean-Claude Dauphin pour restituer à ce texte exceptionnel toute son intensité d'émotion sans jamais céder à la tentation du pathétique"

  • Aujourd'hui, le vercors de ce que je crois a dépassé la soixantaine et il ressemble fort au vieil homme digne, fin, sage, cultivé, du silence de la mer. les multiples questions fondamentales de la condition humaine qui existaient entre les lignes dans le célèbre roman, nous les retrouvons en pleines lignes dans ce livre magnifique.

    Avec sincérité, avec lucidité, l'homme vercors regarde derrière lui et devant lui. il a vécu, il a vu, il a lu, il a aimé, compris, douté, souffert... et tout cela, tout ce qu'il sait, tout ce qu'il croit, il nous le dit en une écriture limpide, éclatante de vérité.

    Lorsque vercors aborde le rapport du psychisme et de la matière, la nature de l'univers, la sensation du temps, il répond à des questions fondamentales que nous nous posons depuis toujours.

    Qu'il parle de l'affaire du watergate ou du chili, du communisme ou des prisons, de teilhard de chardin, de bouddha ou de chaplin, qu'il évoque la résistance, l'avenir de la peinture, un opéra de mozart ou les gardes rouges : c'est le sens de notre présence au monde qui est mis en question. vercors prend parti mais s'interroge.

    Moraliste, psychologue, métaphysicien, nous voyons avant tout un homme de coeur. l'auteur ne nous écrase pas de son savoir, mais il nous enrichit considérablement en nous faisant voir plus clairement le monde.

  • Pour faire oublier à son fils les cataplasmes brûlants avec lesquels elle le soigne, une mère narre d'incroyables histoires. Celles-ci, dans la tradition des contes de fées, mêlent personnages fabuleux et scènes surnaturelles : Albéric vaincra-t-il la Bête-à-sept-têtes ? Libérera-t-il la belle Zerbine prisonnière du cruel Ottfried ? De manière inattendue, l'auteur du Silence de la mer s'illustre ici par son sens du merveilleux et fait se succéder combats et courses-poursuites dignes d'un film d'action !

  • En 1953, Vercors et son épouse se rendent en Chine pour un voyage de deux mois. Durant les deux années qui suivirent, Vercors se refuse à écrire sur ce séjour : «Deux mois passés dans un pays aussi immense, ne donnent pas le droit d'en faire le récit», déclara-t-il. Aux demandes pressantes de ses amis auxquels le couple Vercors ne cesse de raconter ces inoubliables journées, Vercors accepte finalement d'écrire un journal, au jour le jour, de leur voyage. Grâce à lui, cette Chine pleine de promesses nous a entr'ouvert ses portes.

  • Précédé d'un Petit Manuel du Parfait Suicidé mi-savant mi-facétieux, faisant l'apologie du suicide en vue d'en montrer l'utilité, l'album illustré "21 Recettes pratiques de mort violente" se veut le guide idéal de l'aspirant suicidaire qu'il prétend instruire par un ton prétendu scientifique à l'effet comique assuré.
    À partir du « suicide par saut de cervelle » jusqu'au « suicide par excès de longévité », chacun des vingt et un moyens de se donner la mort est soigneusement détaillé par un dessin humoristique en couleur accompagné d'un texte explicatif qui fait l'histoire de la méthode prise en compte et l'évalue par un jugement empreint d'un humour grinçant.
    Chaque explication est suivie d'un commentaire rédigé après coup, dans la même veine, où l'auteur met savamment à jour les renseignements déjà fournis sur la base des exigences nées au cours des années suivantes.
    C'est le premier album de Jean Bruller dit Vercors, publié en 1926, seize ans avant la parution clandestine du récit "Le Silence de la mer", lorsque l'auteur était encore un dessinateur qui n'imaginait pas devenir écrivain un jour. Son humour noir, qui lui valut une republication après un demi-siècle, reste parfaitement valable et agréable de nos jours.

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