Pu De Bordeaux

  • Ce livre, première synthèse récente sur le cognac, fait le point sur l'une des eaux-de-vie les plus prestigieuses du monde, un produit d'exportation par excellence. Il tente de déterminer la place du milieu et des hommes dans la fabrication d'une eau-de-vie de grande notoriété. Les crises et les difficultés n'ont jamais entamé son rayonnement sur les hommes de tous les continents. Sa consommation marque souvent l'ascension sociale de populations des sociétés évoluées, le cognac entre ainsi dans la gamme des produits de luxe. Sa position commerciale remarquable comme le champagne attire les investisseurs et les grandes firmes mondiales. Il appartient ainsi à un domaine en mutations permanentes, ce qui n'est pas sans conséquences pour les deux départements charentais et ses habitants. Le cognac représente d'importantes entrées financières, il demeure un spiritueux de qualité de la haute gastronomie française.

  • Après l'étude géographique du premier volume, Le cognac une eau-de-vie prestigieuse, une synthèse historique s'imposait pour montrer l'ancienneté de l'implantation viticole et les vicissitudes commerciales d'un produit d'exception : le cognac.
    Une eau-de-vie régionale presque banale qui, en quelques siècles, est partie à la conquête du monde et a réussi à s'imposer parmi les alcools les plus prestigieux. Au travers d'une exploration approfondie de l'histoire peu commune du cognac, l'auteur met en lumière le rôle important joué par des marchands étrangers dans l'essor des ventes d'eaux-de-vie et le travail remarquable effectué par des viticulteurs charentais.
    Durant des siècles, la contribution de puissantes dynasties familiales a aussi orienté son destin en favorisant les plantations et sa promotion commerciale, tout en faisant face à de multiples crises. Aujourd'hui, cette eau-de-vie s'identifie à une vieille cité marchande de la moyenne Charente. Elle est devenue un produit de luxe de la haute gastronomie française, sa notoriété est équivalente à celle du Champagne ou du Bordeaux.

  • Pourquoi les Américains jouent-ils à monter des taureaux furieux dans les rodéos ? Pourquoi cette technique spectaculaire, initiée et expérimentée par les vachers mexicains, est-elle devenue emblématique du cowboy et de l'impérialisme étasunien ? Que doit ce dernier à son voisin du sud, qu'il maintient par ailleurs dans une relation de dépendance économique et politique ? Et quelles sont les influences respectives de l'indigène et de l'homme blanc dans cette étonnante subversion de la tauromachie espagnole et de ses codes ?
    C'est en situant les choses dans leur contexte d'origine - le Mexique, laboratoire américain du métissage, de l'élevage extensif du boeuf et du cheval hispaniques - et en évitant l'argument essentialiste du « pur indien », que Frédéric Saumade se propose de répondre à ces questions. L'auteur étudie l'ethnographie des types mexicains de jeu d'arène, auxquels il associe une danse parodique - le torito - présente dans le rituel festif de nombreux villages et communautés. Son observation de terrain est approfondie par une perspective historique : le rôle du cheval et du boeuf dans la conquête et la colonisation espagnole est abordé, mais aussi une archéologie des techniques, du rituel et des représentations animales pré-hispaniques qui révèle les étonnantes prédispositions des Méso-Américains à faire face à l'histoire moderne en intégrant dans leur propre univers les deux animaux impérialistes, et avec eux le métissage lui-même.
    La monte ludique du taureau, qui confond en un même mouvement cheval et boeuf, équitation et corrida, et plus généralement les catégories de la raison hispanique, est le résultat de ce tour de force de la « culture des faibles » dont les effets se sont prolongés à travers tout le continent américain, en particulier dans le très médiatique spectacle de rodéo. Au-delà du caractère exotique de l'étude de cas, Maçatl offre une réflexion générale sur les ressorts de l'impérialisme et de la diffusion des savoirs, où sont mises en valeur les capacités dynamiques des sociétés qui reçoivent l'innovation et la transforment à leur image.

  • DESI étudie dans une perspective transversale et transdisciplinaire les réalités diasporiques de l'Inde anglophone. DESI entend en effet s'intéresser à l'étude des phénomènes civilisationnels et culturels des diasporas indiennes anglophones, couvrant donc une large palette scientifique allant de l'analyse sociologique à l'étude de la littérature, du cinéma et des arts plastiques ainsi que de la théorie post-coloniale. Desi comme son nom l'indique donc, explore les réalités des desis, terme qui désigne ironiquement et par antiphrase les membres de la diaspora indienne et sud-asiatique. À l'évidence, la problématique principale d'une telle équipe de recherches s'inscrit dans le cadre général d'une réflexion sur ce que l'on appelle communément le phénomène de « globalisation », son histoire et son processus, ses impacts économiques et humains mais également culturels et littéraires. Comment de nouveaux systèmes de référence portent-ils atteinte ou au contraire renforcent-ils les identités nationales?? La diaspora indienne paraît de plus l'une des plus idoine à apporter sa réflexion, car par son histoire, par sa situation géographique, par son devenir, elle incarne très certainement plus que toute autre communauté humaine hors de ses frontières originelles les enjeux de ce phénomène.

  • A travers de nombreux témoignages - famille, amis, anciens joueurs et cadres du rugby -, la biographie d'un grand champion, au temps du jeu amateur et de l'hégémonie du XV de Béziers, Personnage haut en couleur, Armand Vaquerin (1951-1993) trouvera la mort dans des circonstances mystérieuses, 8 ans après son retrait des stades. Outre le portrait et la vie pas toujours exemplaire du personnage, l'ouvrage évoque l'évolution du rugby depuis cette époque.
    Et il décrit en annexes, photos et fiches détaillées à l'appui, les matchs d'anthologie joués par Armand Vaquerin.

  • Les activités sportives sont un fait social total. Pour se diffuser et s'internationaliser, elles ont adopté un langage commun. Les règles participent de ce langage. Elles sont centrales et créent les conditions du bon déroulement des rencontres sportives quels que soient le lieu où elles se déroulent et le niveau auquel elles se pratiquent. Les règles sportives sont souvent pensées comme intemporelles et immuables.
    Elles vivent et se transforment au cours du temps. L'évolution des règles sportives témoigne de la dynamique inventive de l'homme. Les règles sont aussi présentées comme une contrainte au jeu. L'arbitre participe au contrôle du jeu et réprime les infractions. La règle sportive peut être analysée comme une construction collective permanente qui établit des relations dialectiques avec l'évolution du jeu.
    Le joueur joue la règle mais la transforme également. La règle se transmet et s'apprend. Les rapports des individus aux règles peuvent être étudiés dans le type de rapports établis aux normes, mais également dans la façon dont les individus construisent leur propre savoir par la mise en jeu de la règle. Nous avons centré notre étude sur les règles sportives en l'abordant au travers d'un regard scientifique pluriel.
    Quatre approches scientifiques (anthropologie, psychologie sociale, ergonomie cognitive, didactique) permettent d'approfondir la connaissance des règles sportives et d'en montrer différentes facettes. Elles donnent de la règle sportive une lecture originale et en révèlent toute la complexité.

  • Issu d'un colloque organisé en l'honneur du professeur Philippe Roudié, spécialiste de la géographie viticole, cet ouvrage illustre la nécessité de conférer au terroir toute sa dimension sociale.
    Fruit d'une longue histoire de distinction, le terroir doit être considéré comme un espace géographique complexe dont toutes les dimensions - naturelle, économique ou sociale - sont à prendre en compte. Afin d'assurer un avenir à cet espace pluriel, il convient de le " laisser vivre ", c'est-à-dire lui permettre toutes les adaptations nécessaires, tenir compte de sa complexité, mais aussi favoriser la mise en scène des lieux du vin et entretenir leur mémoire.
    Le terroir doit être envisagé à la fois comme un espace de développement local et une lecture géographique du Monde dont la gouvernance locale semble être la solution la plus efficace pour assurer sa pérennité.

  • Avec 1 200 000 hectares plantés en vignes, l'Espagne possède le plus vaste vignoble du monde et sa production moyenne, supérieure à 40 millions d'hectolitres, n'est dépassée que par celles de la France et de l'Italie. Les vins d'Espagne se caractérisent par leur diversité qui s'explique non seulement par les contrastes climatiques et pédologiques entre les différentes parties de la Péninsule, mais aussi par l'ancienneté de la culture de la vigne dans ce pays dont les habitants ont fait du vin un élément essentiel de leur civilisation. Cet ouvrage met en évidence l'originalité des vins d'Espagne, en retraçant tout d'abord l'histoire de la viticulture et du commerce du vin en Espagne depuis l'Antiquité. Il décrit également, à travers une étude régionale, la situation actuelle des différents vignobles, en particulier de ceux dont les vins jouissent d'une appellation d'origine contrôlée. Il s'intéresse enfin à l'évolution de la production, de la commercialisation et de la consommation du vin en Espagne au cours des dernières décennies.

  • Le vignoble du Jura produit une grande quantité de vins dont la réputation traverse les siècles, appréciés par tous et même par les rois et les poètes. Le siècle d'or du vin jurassien est le 19e siècle, période de sa plus grande expansion. L'ouvrage propose une exploration du vignoble depuis cette date (1800) jusqu'à aujourd'hui. Ouvrage de géographe avant tout, il s'attache à une lecture du paysage jurassien dans son lien avec l'activité des hommes, ici la production vinicole. Comment ce type d'activité a-t-il pu progressivement façonner les paysages de la région ? Comment les multiples péripéties de l'économie, du terrain et de l'histoire ont-elles modifié la production des vignobles et influencé l'organisation des paysages ? Telles sont les principales lignes méthodologiques qui ont inspiré la recherche du volume, lequel croise également l'histoire locale et l'histoire des techniques.

  • À l'heure de la mondialisation, partout naissent ou renaissent des vignobles de qualité. Le Muscadet, vignoble situé au Sud de Nantes aux abords de la Loire, s'inscrit bien dans cette mouvance, tout en ayant de nombreuses particularités. La première, complètement ignorée jusqu'à présent, réside dans le fait d'avoir été un vignoble producteur d'eaux-de-vie renommées aux XVIIe et XVIIIe/siècles. La seconde concerne la pluralité des dynamiques qui l'animent aujourd'hui : le vignoble nantais produit tout aussi bien de bons vins pour la grande distribution, via le négoce, que d'excellents crus de terroir. Enfin, les liens avec la ville de Nantes, longtemps déficients, tendent désormais à se renouer pour donner au vignoble davantage d'identité.
    Pour comprendre ces mutations, l'auteur s'est intéressé à l'histoire du vignoble dans la longue durée, depuis l'Antiquité. Il a également fait oeuvre de géographe, en s'intéressant à l'espace et notamment aux représentations qui animent les viticulteurs. De nombreuses cartes et photographies illustrent son propos. Loin de mener une étude classique de géographie, en partant du milieu naturel pour comprendre le vignoble, il a tout au contraire inversé la démarche. L'auteur part de la société vigneronne pour cerner le regard qu'elle porte sur l'espace, et ainsi analyser les freins et les moteurs qui régissent la nouvelle orientation qualitative du vignoble nantais.

  • On a pu parler, pour l'Europe, de civilisation du vin ou de civilisation de la bière ; en Afrique, l'hydromel, le lait des pasteurs, la bière de mil des pays céréaliers, le vin de palme de la forêt se sont partagés le continent : chaque groupe de population a adopté une boisson spécifique en fonction des impératifs du milieu géographique et dans le respect des traditions ancestrales.
    À ces boissons traditionnelles se sont ajoutées, ou parfois substituées, au fil des siècles, la bière de banane, le vin de canne à sucre, la bière de maïs et quelques autres... Aujourd'hui, cette répartition connaît de profondes transformations l'islam ayant interdit les boissons alcoolisées, le café puis le thé sont devenus les boissons de civilisation des Musulmans. Les Occidentaux ne se contentent plus de vendre leurs vins et leurs eaux-de-vie aux Africains, ils ont implanté des vignobles et plus récemment des fabriques de boissons industrielles, bière et soda.
    Ces boissons " modernes " concurrencent de plus en plus les boissons traditionnelles. Ce livre, première synthèse sur cette question, fait le point sur l'évolution de ces différentes boissons et tente de déterminer la place qu'elles occupent aujourd'hui dans les sociétés africaines.

  • Plébiscité tant pour les valeurs qu'il véhicule - maîtrise de soi, respect de l'autre, courage et entraide - que pour la qualité de ses structures, le judo est devenu, en un siècle à peine, l'une des activités sportives les plus pratiquées en France. Cet art martial japonais s'est vu assimilé et transformé par une société qui l'a progressivement intégré comme une voie éducative originale. Acculturation, altérité et autonomie sont les axes forts de la phase d'implantation de cette discipline sportive dans la société française. Ils expriment toute sa singularité et expliquent sa position particulière dans le paysage des sports, de la culture et de l'éducation du corps en France. L'ouvrage détaille et analyse l'ancrage culturel des représentations collectives du judo dans la société française de la première moitié du 20e siècle, en privilégiant l'histoire culturelle, celle des valeurs et des symboles. L'auteur, sixième dan, ancien membre de l'équipe de France, a été plusieurs fois champion d'Europe et champion du monde militaire avant de devenir professeur agrégé à la faculté des sciences du sport de l'université de Bordeaux II et spécialiste de l'histoire du sport et de l'éducation physique.

  • Alors que la Méthode Naturelle d'éducation physique, virile et morale du lieutenant de vaisseau Georges Hébert (1875-1957) semblait rejetée depuis les années 1960 dans les oubliettes de l'histoire du sport, un intérêt nouveau émerge autour d'elle au début du XXIe siècle pour les experts en entraînement physique militaire et sportif, autant que pour les athlètes alternatifs du "parkour", du "freerunning", du "paléo-fitness" et d'autres sports à l'état vif.
    Or, l'oeuvre d'Hébert n'est pas réductible a la Méthode Naturelle. L'hébertisme est un modèle d'enseignement holiste composé d'un entraînement complet, d'un apprentissage des métiers manuels courants, d'une culture mentale et morale, d'une culture intellectuelle, d'une culture esthétique et d'une initiative naturiste. D'où l'intérêt qu'elle suscita dans les milieux les plus divers depuis la vie ouvrière à la danse et au théâtre en passant par le scoutisme, l'ésotérisme chrétien, les sciences...
    Ce livre repose sur une analyse descriptive approfondie du principal organe de propagande hébertiste : la revue L'Education Physique. Il revient sur les fondements épistémologiques de l'hébertisme au moment de la redécouverte du corps à la fin du XIXe siècle et à l'époque des totalitarismes dans l'entre-deux-guerres.

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