Le faucon Le faucon
Le faucon Le faucon

À propos

«Me voici au couchant de ma vie. Je suis né le 6 mai 1918. J'ai quatre-vingt-six ans.
Une certitude : j'ai mille ans de souvenirs.
En cette heure où le jour décline, assis en tailleur au sommet de cette dune de sable, comme du temps de ma jeunesse au milieu des Bédouins de ma tribu, ces souvenirs je les vois qui défilent en cortège sur la ligne d'horizon.
Je vois des villes qui s'enchevêtrent dans la chevelure du temps. Des villes aux vastes avenues se dressent désormais ici, sur ma propre terre où n'existaient alors que les routes du vent. Je vois des gratte-ciel et des jardins, là où ne poussait que la rocaille. Des palmiers, des nuées de palmiers. Des écoles, des universités, des hôpitaux, des musées, et tant d'autres rêves devenus vrais. Un mirage devenu pierre et acier.
Ce ne fut pas simple, mais ce fut exaltant.
J'ai tiré des entrailles du désert un pays dont les gens d'Occident savent le nom : le «père de la Gazelle».
Mon nom, lui, vous est peu connu.
Je m'appelle Cheikh Zayed.»

Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • EAN

    9782072846625

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    288 Pages

  • Longueur

    20.5 cm

  • Largeur

    14 cm

  • Épaisseur

    2 cm

  • Poids

    306 g

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Gilbert Sinoué

Gilbert Sinoué quitte l'Égype à l'âge de dix-neuf ans pour suivre des études à Paris, à l'École normale de musique. Ses débuts parisiens sont difficiles : il compose et se produit dans des boîtes de nuit. Et puis une première chanson est choisie par Isabelle Aubret, d'autres ensuite par Claude François, Dalida, Marie Laforêt... Un jour, à l'approche de la quarantaine, il arrête tout pour se consacrer à l'écriture. Son premier roman est publié par Olivier Orban. Il devient alors romancier à temps plein, auteur de plusieurs gros succès comme Le Livre de saphir (Denoël), L'Enfant de Bruges (Gallimard) ou L'Égyptienne (Denoël) suivie de La Fille du Nil (Denoël).Denis Dailleux pratique une photographie apparemment calme, incroyablement exigeante. Sa passion pour les autres l'a naturellement amené à développer le portrait comme mode de figuration privilégié de ceux dont il avait l'envie, le désir d'approcher davantage ce qu'ils étaient. Cela fait maintenant quinze ans qu'il construit patiemment un portrait inédit de l'Égypte, avec laquelle il entretient une relation amoureuse.

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